La Croisière Verte Paris/Pékin zéro pollution, 100% électrons !La première aventure transcontinentale en véhicule tout électrique. La Croisière Verte Paris/Pékin zéro pollution, 100% électrons ! Fri, 04 Jul 2008 09:33:00 +0200
ALMATY = CHINE - 500km...Nous voici donc a Almaty, ancienne capitale du Kazakhstan, a quelques
encablures du Kirghizstan et quelques centaines de kilometres de la
Chine...

Derriere les montagnes, le Kirghizstan...

La cathedrale orthodoxe Zenkof, tout en bois et sans un clou. On y
est alles par un jour sans vent, au cas ou...
On y est arrives tant mal que mal, apres d autres peripeties
mecaniques...
Depuis quelques jours, la situation s est compliquee a tous les niveaux. Sur
le plan technique, les reparations effectuees tout le long du chemin ont
effectivement cede les unes apres les autres, et certaines pieces a changer
sont evidemment introuvables sur place, tels le variateur par exemple. Seul un
acheminement express depuis la France est envisageable.
Mais parallelement, les retards pris a reparer les engins sur la route nous
penalisent au niveau du temps qui nous est imparti sur le territoire kazakh
(nous devons etre a l exterieur de ses frontieres le 12 au plus tard).
Pour couronner le tout, l obtention du visa chinois est desormais devenue
IMPOSSIBLE... Certes nous avions toutes sortes d agrements pour faciliter nos
demarches administratives aupres du consulat (dont une lettre d introduction
emanant du Service Culturel de l Ambassade de Chine en France), mais, ceux qui
connaissent la Chine le savent deja, meme un document signe ou un contrat
classe peuvent etre foules aux pieds si les Chinois le decident... Il est clair
que, de l aveu meme du Consulat francais a Almaty, les evenements de la Torche
olympique a Paris ont definitivement contribue a durcir les echanges
diplomatiques entre les deux pays. Sur le bureau du Consul, des passeports
diplomatiques attendent depuis des semaines d etre vises par l ambassade
chinoise...
De leurs cotes les Chinois demandent desormais toutes sortes de papiers
incongrus (lettre d invitation officielle, qui doit etre tamponnee par le
Ministere des Affaires Etrangeres Chinois, qui lui meme a stipule que de toute
facon il ne tamponnerait plus de lettres d invitation... Lettre de l employeur
stipulant que nous sommes bien en conges tout au long de notre sejour en
Chine... Photocopies des reservations des hotels nous hebergeant tout au long
du trajet... Pour d autres, il a meme ete demande un releve de comptes pour s
assurer qu ils avaient assez d argent pour subvenir a leur besoins sur place...
Ou bien un billet de train de ligne interieure, qu il est est impossible d
avoir puisqu il faut d abord avoir une reservation d hotel... Etc... Et bien
sur un billet d avion retour...) Et malgre cela, le Consul se reserve le droit
de refuser la demande de visa sans justification au bout du compte...
Bref, le degout total... ALMATY = CHINE - 500km... Tue, 01 Jul 2008 05:10:00 +0200
CHYMKENT-TARAZPar Geraldine...
Xavier se repose de toutes nos mesaventures...
Nous avons fait une pause technique a Chymkent. Il fallait reparer le variateur
du scooler orange ainsi que la poignee d'acceleration. On en a profite pour
s'outiller un peu et se procurer de quoi rafistoler la coque de mon scooler au
bazar (sangles...).

Moment tres sympa dans ce marche anime et colore. Nous n'avons rien invente
avec nos super-hyper-marches a l'occidentale. Ici on trouve de tout. De
l'amande grillee aux chaussures en passant par du cable electrique.


On pensait avoir vecu la pire des journees... mais ce n'etait rien par
rapport aux suivantes...
Dimanche, les galeres commencent tres tot le matin (mais quand vont-elles
passer aux 35 heures !). Je me rends compte que mon chargeur lent ne fonctionne
plus. On avait quand meme mis des heures a le reparer deux jours plus tot...
Mais il en faut plus pour miner notre moral d'acier. 30 minutes plus tard, je
tombe en panne... La reparation est facile, c'est une fois de plus un cable de
batterie qui a cede sous les trepidations. Mais il en faut encore plus pour
nous abattre... On repart. 60 kms plus loin, c'est au tour de Xavier. Sa
poignee d'acceleration (reparee la veille !) recasse... Nous prenons conscience
que tous les rafistolages de nos amis africo-kazakhs cedent un a un. Cependant
nous arrivons encore a reparer grace a l'aide d'un ancien champion de moto qui
travaille comme mecanicien dans les parages. Apres quelques heures de travail
en plein soleil, il parviendra a reparer. En echange, une biere et une moment
de convivialite.

Il est 18h00 et il nous reste encore 130kms a parcourir jusqu'a Taraz...
Heureusement les paysages sont vraiment beaux. La vie a repris depuis Chymkent.
Tout est plus vert. On longe le Syr-Daria. Les vendeurs de fruits animent les
bords de routes.

Au loin nous pouvons desormais contempler les sommets enneiges de l'Himalaya
!

Seuls les controles policiers viennent gacher notre plaisir. Depuis que nous
sommes rentres au Kazakhstan, ils nous arretent systematiquement... et il y en
a ! Toujours le meme rituel. Air etonne a notre approche... brandissement
de la petite matraque rouge... coup de sifflet... On s'arrete... "Atkuda" (d'ou
viens-tu?)... Souvent pas de controle, juste la curiosite... ou l'envie de nous
mettre une amende sous un faux pretexte. Une fois ils m'ont arretee pour exces
de vitesse ! En scooler ! L'homme au kepi m'a flashee a 37kms/h...
C'etait limite a 20 kms/h sur 20 m le temps du barrage policier. Sympa, il nous
a fait signe de reprendre la route.
La nuit tombe et c'est dans le noir (pour economiser notre energie) que nous
arrivons enfin a destination... Scrutant le sol pour ne pas tomber dans les
pieges tendus par les pilleurs de plaques de bouches d'egouts.

Lundi. Apres une bonne nuit de sommeil, nous partons tout ragaillardis... Si
tout va bien dans 3 jours nous sommes a Almaty. Si tout va bien... Petite pause
culturelle devant un mausolee.

Mausolee Dauitbek destine a un roi mongol et qui aurait ete
deliberement construit de guingois pour denoncer sa cruaute
legendaire...
La route grimpe desormais et serpente entre les collines. Ca change du
desert ! mais ce qui ne change pas ce sont les pannes. La reparation du
variateur de Xavier la veille a Chymkent n'a pas tenu. Impossible de bouger.
Pas de panique ! Enfin si un peu ! Il faut revenir sur nos pas. Nous
n'avons fait que 30 kms. Mais les camions qui passent sont trop hauts pour
charger le scooler (150kgs !). Et c'est la qu'intervient la sangle achetee au
bazar ! Je vais tracter Xavier jusqu'a Taraz...

Mission impossible... accomplie.
Voila ou nous en sommes... On vous tient au courant...
CHYMKENT-TARAZ Fri, 27 Jun 2008 14:29:00 +0200
ARAL-CHYMKENTPar Geraldine...
Et oui, Xavier est en train de courir les garages pour faire reparer son
scooler! Cette fois-ci c'est le sien qui fait des siennes...
On commence par le meilleur ou par le pire? Car ici il n'y a pas de juste
milieu, tout se savoure a haute dose, rien n'est fade.
Les engins souffrent terriblement. Les avaries s'accumulent. Mais il fallait
s'y attendre, les scooters ne sont pas des vehicules tout terrain... A notre
arrivee a Qizilorda, nous faisons le bilan technique : un pneu creve, un
autre lisse avec une hernie, mon chargeur lent qui ne fonctionne plus et le
chargeur rapide dont une voie sur les deux a lache... En une journee ereintante
on arrive a changer le pneu et reparer le chargeur lent dans un garage
poussiereux et une chaleur toujours aussi eprouvante. Les hommes s'attroupent
autour du scooler et travaillent des heures durant (9 heures sans meme une
pause dejeuner). A chaque fois que je veux aider ils me repoussent gentiment en
me faisant comprendre que ce n'est pas le role d'une femme. Alors ils m'amenent
une chaise, puis un coussin, puis du the, des gateaux... Deux clans se
forment : autour de Xavier ceux qui reparent, autour de moi les curieux
qui viennent me faire la conversation (limitee !) et m'offrir un peu de confort
et de reconfort.

On repartira... sans rien payer. Car maintenant, disent-ils, on est des
amis.
Ici c'est toujours le desert...

La preuve...

Notez toujours l'etat des routes...
Les villages restent rares et l'electricite aussi. On peut parfois attendre
une apres-midi entiere qu'elle revienne ! Heureusement les belles
rencontres font passer le temps plus vite.

Au bout du desert, Turkestan etait pour nous et depuis bien longtemps une
etape tres attendue... ville mythique qui renferme le plus beau monument du
Kazakhstan. Elle ne nous a pas decus...

Gilles, on a enfreint la loi pour cette
photo-souvenir!

Le mausolee de Yasaui (un des premiers sages soufis) si important
dans le monde musulman que trois pelerinages au mausolee equivalent a un
pelerinage a la Mecque
Apres le meilleur... Ca y est ! On a vecu la pire des journees de notre
periple (Nerveusement)... enfin si elle n'est pas a venir... Sur la route de
Chymkent. Les routes sont toujours aussi abomibables (mais au moins elles sont
goudronnees). Les tressautement incessants. On a l'impression de prendre la
fessee des heures durant. Dans la matinee, c'est mon scooler qui me lache. Mais
heureusement devant la seule maison a des kilometres a la ronde. On savait
qu'on pouvait lui faire confiance ! Tres vite, comme d'habitude, les
hommes du coin viennent a notre aide. Les secousses perpetuelles ont encore
fait ceder un de mes cables de batterie. Ici il n'y a pas de materiel pour
reparer... Mais comme disent tous les Kazakhs que l'on rencontre dans les
moments galeres : "Kazakhstan = Africa!". On fera donc une fois de plus
avec les moyens du bord. Cette fois-ci un des hommes ira sectionner un des
cables batterie de sa voiture pour rafistoler le notre. Mais jusqu'ou iront-ils
?

Reparation sauvage a l'ombre d'un arbre, le
seul...
L'apres-midi, c'est Xavier qui a des problemes. Mais lui s'y prend beaucoup
moins bien que moi car il attend d'etre au beau milieu de nulle part...
Impossible de reperer la panne. On attendra 2 heures et une crise de nerfs
avant que nos sauveurs n'arrivent. Deux francais qui voyagent en camionnette...
Incroyable !

Ils nous ameneront jusqu'a Chymkent, ou, bien sur, nous feterons notre
rencontre du troisieme type.

Guillaume et Marie...
Pour l'instant, on est dans l'attente... A tres vite pour d'autres
nouvelles... ARAL-CHYMKENT Sun, 22 Jun 2008 11:28:00 +0200
ATYRAU-DESERT... : TORRIDE ET EPROUVANT...C'est un fait : le Kazakhstan est la partie la plus dure que nous ayons
eu a traverser jusqu'a present. C'est un autre fait : un scooter est
generalement destine a rester en ville ou a ses proches alentours (d'ailleurs
les deux-roues sont rares par ici, et nous n'avons vu aucun scooter depuis
notre arrivee dans ce pays). Ceci etant dit, il faut bien imaginer que la
traversee d'un desert tient plus de la tentative que du defi pur et dur.
Imaginer la chaleur et la galere au milieu de nulle part est quelque chose, les
vivre au quotidien devient vite plus que penible...
Et pourtant il faut bien trouver des solutions a chaque probleme, et tacher de
progresser en esperant trouver de meilleures conditions un peu plus loin, un
peu plus tard. Cest ainsi que, depuis le dernier tiers de notre passage en
Russie, nous avons pu avancer dans ces steppes devenues du plus en plus arides.
Mais depuis une semaine, il faut bien avouer que le terme de desert serait plus
approprie.

Dernier arret de bus avant le desert...
Notre principale hantise a donc ete de ne pas tomber en panne et de bien
calculer nos points electriques, chose devenue difficile avec le vent incessant
en sens contraire la plupart du temps, et l'etat LAMENTABLE des routes, quand
il y en a ( le sol est sableux, et le macadam se fissure facilement en laissant
des trous beants).

Entree typique dans un village...
Et quand la route est 'bitumee', on dirait un pierrier fige dans du goudron
(qui fond d'ailleurs avec la chaleur).

Cote technique, le scooler de Geraldine, le plus "urbain" de nos deux
machines, a ete durement eprouve, surtout que sa garde au sol est tres basse,
et les pierres rencontrees sur la piste ont fini par avoir raison des attaches
de la plaque de protection du dessous. On fait desormais tenir le tout avec la
sangle de l'etui de camera. De mon cote, les trepidations perpetuelles ont fini
par dessouder un element du chargeur rapide que je transporte, et ca c est la
deche supreme, car sans chargeur rapide, plus de possibilite de recharger entre
midi et deux, et on s est donc vu dans l obligation de s arreter pour de bon
sur notre arret de mi-journee...

Pause recharge, pause dodo... Notez la qualite de la literie et la
clim special 'plein air'
Pour couronner le tout, en plus des coupures de courant intempestives et
quotidiennes, on n'est meme plus surs de trouver du 220V dans les rares
villages que nous traversons: apres avoir fait sauter les plombs d'une ecole
communale, puis ceux de la cabanne d'un de ses habitants, c'est dans un garage
de reparation de Kamaz (l'equivalent de nos bons vieux Berliet) que nous avons
pu recharger : l'electricien du coin est venu en personne bidouiller les
branchements pour qu'on ait assez de puissance...

Heureusement, la gentillesse des gens rencontres tout au long du chemin nous
a sauve plusieurs fois la mise, que ce soit au niveau des reparations de
fortune ou de l'hebergement. Ainsi nous avons eu l 'opportunite de gouter au
fameux 'Besbarmack', plat national fait de pates plates et de viande de mouton
ou de cheval, avec un bol de bouillon servi a part.

'Besmarmak' signifie '5 doigts' parce qu'on le mange avec les
mains... Et non, nous n'avons pas utilise les 2 fourchettes qui nous etaient
destinees!
Au fil des jours, on finit par se fondre completement dans le paysage...

Parmi ces 3 chameaux, seul l'un d'eux sait conduire un deux-roues.
Lequel?
Et puis bien sur, il y a l'etrange etape a Aral, ex-port de peche et desormais
tristement connu comme l'un des desastres ecologiques les plus spectaculaires
de la planete... Ca fait vraiment bizarre de voir des details qui rappellent le
passe maritime de cette petite ville, perdue au beau milieu du desert...
Hallucinant.

No comment...

La Mer d'Aral, a maree tres basse... L'eau se trouve desormais a 80
km de la ville !
Nous sommes desormais un peu plus loin, sur la route des contreforts de
l'Himalaya, les rencontres continuent d'etre toujours aussi
surprenantes...

... Les paysages, toujours aussi beaux...

... Et les routes, toujours aussi agreables a pratiquer...

ATYRAU-DESERT... : TORRIDE ET EPROUVANT... Sun, 15 Jun 2008 19:50:00 +0200
ASTRAKHAN-ATYRAU: ENORMHISTAN!!!!!!!!
Nous voici donc definitivement en Asie!

Normalement il y a priorite a droite...
Arrivee tardive a la frontiere, 19h. Grosse erreur, c est l heure du diner des
douaniers kazakhes. Il faudra attendre une heure dans le sable et la bonne
humeur. Objectivement c est le passage le plus laborieux qu'on ait eu a passer:
le changement de culture est radical, et nous devons desormais composer sans la
notion de temps. De divers bureaux en fouilles de bagages, de verification de
la camera (Oh! cinema! Montrez Paris!) en observation approfondie des scoolers
(Moi essayer! Non moi!)... On rentre au Kazkhstan 2h30 plus tard, epuises... et
a 40kms de la ville la plus proche. Norrrmal, selon l'expression russe
consacree. Pour couronner le tout (n'oublions pas que c'etait vendredi 13)
Geraldine tombe en panne exactement entre nulle part et la pampa . Glups! La
nuit tombe. On fait demi-moore et on pousse le scooler sur 2 kms (ca use, ca
use, ca use le moral...). On rejoint les deux maisons qu'on avait reperees et
on commence a ouvrir le scooler sous le regard intrigue des quelques habitants.
La panne est vite trouvee: le lamentable etat des routes (le mot n'est pas trop
fort) allie au sulfatage d'une cosse de batterie a fait ceder net un cable. On
est contents que ce ne soit pas plus grave et on se met au travail, bientot
aides par les hommes du coin. Ambiance debrouille, a la lueur des phares de la
camionnette du coin, verification des contacts au tournevis, reparation du
cable au couteau a cuisine... A minuit nous fetons le succes total des
reparations, au poisson seche et a la vodka bien sur!

Geraldine en pleine action: quel homme!

Nazdarovia!
Tout le monde nous propose l'hospitalite pour la nuit. On a l'embarras du
choix. Et on choisit le seul... qui n'a pas de maison... On passera donc la
nuit a trois dans une camionnette, avec son proprietaire, ivre.
Ambiance...
Cote paysage, c'est toujours pareil: plat, sable, steppe aride, chameaux,
serpents, cimetieres en bord de route, puits de petrole (precieux points de vie
pour les recharge)...


La seule chose qui a notablement change, c'est la temperature. La chaleur
est devenue ecrasante (merci Pat pour tes previsions meteo helas toujours
exactes!). On est desormais au dessus des 40 degres a l'ombre (si seulement il
y en avait!).

Retour a la civilisation (pour un temps seulement) a Atyrau, ville
petroliere perdue dans le desert.

Ben Al Xav allant a la priere du matin
Demain en route vers la mer d'Aral... Il se pourrait fortement que nous n'ayons
plus acces a internet pendant quelques jours... ASTRAKHAN-ATYRAU: ENORMHISTAN!!!!!!!! Thu, 12 Jun 2008 15:09:00 +0200
ROSTOV-SALSK-ELISTA-ASTRAKHAN (2)PARIS -ASTRAKHAN (5500 km) : RECORD MONDIAL BATTU DE LA PLUS
LONGUE DISTANCE EN VEHICULE ELECTRIQUE HOMOLOGUE !
PARIS-ASTRAKHAN (5500 km) : BROKEN WORLD RECORD OF THE LONGEST DISTANCE ON
AN ALL-ELECTRIC HOMOLOGATED VEHICLE !

Elista, aux portes de l'Asie
Yesssss ! La performance precedente avait ete etablie par la societe
americaine Apollo Systems, avec la traversee des Etats-Unis (4800km). Un petit
tour de roue pour Alel, et un grand verre de Vodka pour nous.
Depuis Elista, l'aventure a pris une nouvelle tournure : c est bien
simple, il n'y a plus rien ! Desert de steppes, points de ravitaillement
de plus en plus eloignes, reduits a des hameaux poussiereux ecrases par la
chaleur qui commence a se faire sentir dans le coin (35 degres a l ombre), et
en plus le vent chaud qu aucun relief n arrete reduit considerablement nos
autonomies (parfois jusqu a 25 pour cent). A perte de vue, RIEN ! Les yeux
ne sont pas assez grands pour embrasser l'immensite qui nous entoure et nous
rappelle souvent a notre vulnerabilite... Ce n est plus un raid-aventure, c est
une mission a la precision quasi militaire ! Calculs des performances, des
denivelees, de la force du vent et de sa direction, en fonction de la distance
qui separe chaque point electrique, nous font effectuer des courbes
ballistiques afin d atteindre notre but a chaque fois. Pas le droit a l erreur,
car sinon c est la panne en plein desert, et la, pas possible d aller chercher
un bidon d electricite... Pour faire la conversation, on n a plus que les
serpents (phobie de Geraldine, je rigole bien) et les dromadaires...

On n est pas grand chose...

Lac sale en plein nulle part

Point de recharge (et etape dodo) chez l
habitant
Apres trois jours de steppe, arrivee (et soulagement) a Astrakhan... On part
pour un autre marathon, celui de l obtention du visa kazakhe... On vous passe
les details, mais ca a ete EXTREMEMENT difficile de les avoir, et on est d
autant plus contents de les contempler desormais sur nos passeports...
Astrakhan etant un des deux seuls points d obtention pour les visas kazakhes en
Russie, c est fatalement un lieu de retention pour baroudeurs en attente du
precieux sesame... Une bonne occasion pour faire la connaissance d autres
francais (a velo) !

De gauche a droite : Olivier (celui du velo couche), Arnaud,
et Olivier... Non ce ne sont pas nos analyses d urine que nous avons devant
nous...
Et au fait : on est passes a la television russe, ALEL superstar
!

Demain , on passe au Kazakhstan, ce soir on effectue les dernieres revisions
sur les Scoolers... Mais avant : Caviar et Vodka pour feter les
visas ! ROSTOV-SALSK-ELISTA-ASTRAKHAN (2) Tue, 10 Jun 2008 16:27:00 +0200
ROSTOV-SALSK-ELISTA-ASTRAKHAN (1)ROSTOV SALSK, premiere partie
Desoles de n avoir pu ecrire plus tot, il devient TRES difficile de faire des
billets et de decharger des photos sur les rares points internet que nous
pouvons trouver...
En fait on est bien arrives a Astrakhan, mais tant de choses se sont passees
depuis notre arrivee a Rostov que nous preferons faire deux billets. Et comme
on est coinces a Astrakhan pour cause de racket d etat kazakhe, pardon en
attente de visa (honteux, on expliquera tout ca plus tard), voici donc quelques
commentaires sur notre sejour a Rostov.
Tout d abord, sueurs froides avec les chargeurs de batterie et une attache de
cosse qui s est devissee lors des trepidations incessantes du voyage...
Angoisse au niveau de l autonomie qui d un coup s est considerablement reduite,
le temps de trouver la cause de la panne... Rien de grave bien sur, mais la
frustration qui decoule de ces retards inopines pese parfois tres lourd sur le
moral.
Notre arrivee sur Rostov a ete des plus etranges... A peine arretes le bord de
la route pour chercher notre chemin (Rostov est quand meme la troisieme ville
de Russie), une voiture s arrete, un homme en descend, puis nous demande en
anglais ( et ca c est rare) ou nous desirons aller... Interloques ( nous n
avions meme pas sorti de carte), nous lui parlons de l Alliance
Francaise : ni une ni deux, le gars passe un coup de fil dans sa voiture,
puis nous demande de le suivre ! Une demi-heure plus tard, nous voila
devant l Alliance Francaise, l'homme nous fait au revoir et disparait...
Incroyable dirons nous !

Ceci dit, il est a signaler que nous trouvons les Russes en general d une
extreme gentillesse, et puisque lors de notre arrivee sur Rostov le moral n
etait pas au plus haut, nous avons ete d autant plus heureux de trouver un
accueil plus que chaleureux au sein de l Alliance Francaise. Son directeur
Andrei est devenu un reel ami en quelques heures. Prise en charge des
formalites administratives ( et oui il faut se faire enregistrer dans les
hotels afin de pouvoir etre suivis a la trace), visite de la Ville, et gouter
dinatoire au sein de l Alliance Francaise...

Andrei et toute son equipe autour d un verre de champagne...rouge
!
De notre cote nous avons eu l occasion de rencontrer tous les etudiants de l
Alliance Francaise et exposer le projet Croisiere Verte et ses enjeux ;
les debats furent plus qu'interessants, dans un pays ou le litre d essence est
moitie prix du notre...
Apres deux jours passes a Rostov, nous avons repris la route, en decidant d
aller au plus court et piquer sur Astrakhan (passage oblige pour obtenir un
visa Kazakhe de toute facon, puisqu il n y a que la et a Moscou apparemment qu
il peut etre delivre). A la fin de notre pause-recharge en pleine pampa, quelle
ne fut pas notre surprise de voir passer un gars en velo couche ! Sachant
qu effectivement d autres francais voyagent vers l Asie Centrale, on le
rattrappe sur la route (et on le fait bien sur sursauter puisqu il ne nous a
pas entendu arriver), cest bien un Francais, Olivier, qui tente quant a lui de
rallier le Tibet depuis Belfort. Histoire incroyable, morts de rire, bref on
decide de se revoir le soir a notre etape commune, Salsk (en fait ce n etait
pas prevu pour Olivier mais le plaisir de pouvoir retrouver des compatriotes l
a motive pour mettre les bouchees doubles).

Droles de machines en pleine Russie
Soiree geniale a parler voyages, destinations exotiques, avec un invite
incongru venu squatter notre table : Sacha, le clown du cirque du coin, et
sa carafe de vodka... Sans s etaler sur la soiree, je dirais que j avais une
barre au front le lendemain pendant toute la matinee...

Cote geographique, on n a pas a se plaindre du relief, mais les distances entre
les points de vie rallongent... La Steppe s annonce !

Geraldine au Kilometre 429 ROSTOV-SALSK-ELISTA-ASTRAKHAN (1) Mon, 02 Jun 2008 15:20:00 +0200
MELITOPOL-MARIUPOL-TAGANROG : BONS BAISERS DE RUSSIE !

En route vers la Russie... Rue de Mariupol

Scene rurale en bord de route. Droles de Dames
II...

Derniere photo en Ukraine, avec au loin la Mer d
Azov
Et oui nous voici enfin passes du cote obscur de la Force... C etait assez
rigolo, au moment ou on se presente devant la barriere, un rideau de pluie s
abat sur nous, un peu comme Bienvenue chez les Ch'tis, hahaha, mais bon on
rigolait pas vraiment... Un militaire arrive, nous demande nos papiers, puis
nous pose une question (en russe, et dont le ton nous fait comprendre qu il ne
revient pas d un spectacle de Franck Dubosc), en nous designant un point par
terre. Nous cherchons et decouvrons un chat (vivant) sous mon scooler... On
comprend que le soldat nous demande si l animal voyage avec nous, nononononon
glups! Le militaire nous regarde, hilare, bienvenue en Russie...

A quelques dizaines de metres de la Russie

Desinfection obligatoire dans le rotoluve
Son collegue derriere le guichet de controle a l air moins drole, et alors
que je me debats avec mes affaires pour les mettre a l abri, Geraldine me dit
"arrete de bouger, il te scrute bizarrement", et la, je vais faire plaisir a
Couz et a Nemo, c est ma barbe qui ne lui revenait pas ( et a ce sujet, Couz,
je signale qu'un commentaire de Sampu et Boogie y faisait reference sous les
termes elogieux d "Adam Grizzli beard") ; c est vrai qu il n'y a plus trop
de similitude avec ma photo de passeport. Sans broncher, avec un signe de la
main, il me fait signe que je devrais me raser, j acquiesce humblement, je
reprends doucement les papiers sans gestes brusques et apres quelques autres
verifications administratives d usage, on nous fait signe de deguerpir, hop,
mais vu le deluge qui s abat alors, nous demandons asile (...) entre deux plots
de controle, toujours dans la zone-frontiere. On se fait tout pitipitit, les
schtroumpfs auraient pu etre nos copains. Un petit quart d heure plus tard nous
filons sans faire de bruit (et oui nous vous rappelons que nous voyageons
electrique), mais en en faisant assez quand meme (petit sifflement discret)
pour ne pas avoir l air de fuir.. Subtil.
Au niveau technique, nous devons faire face a des problemes de recharge qui
nous empechent de caler le parcours et nous obligent a reduire nos etapes. Nous
voici donc a Taganrog, ou nous devons faire une escale technique afin de
pouvoir repartir d un bon pied des que possible. Pour ce qui est des bonnes
surprises, il est a noter que pour l instant nous n avons pas eu a utiliser nos
adaptateurs, les prises et l intensite sont les memes qu en France depuis le
debut du trajet. Par contre il est moins facile de trouver un abri couvert pour
la nuit, et ce derner detail nous prend enormement de temps ( et d energie) le
soir pour trouver l endroit le plus correct possible.
Enfin je vais essayer de repondre aux nombreuses questions qui ont ete
judicieusement posees sur les commentaires (dont au passage nous remercions
tous les auteurs, ca fait vraiment chaud au coeur).
Compositeur, quand je disais que 'pour les reveurs, ce n est pas parce qu on va
vite', c est parce qu on ne va PAS vite, justement, et qu il ne faut pas rever
a ce sujet...
Nemo, ta question sur l escalier Potemkine est tres interessante ( "ce sont les
gens qui sont petits ou bien c est l escalier qui est grand?"), cest vrai qu il
y a quand meme 192 marches a se taper, mais l'architecte a voulu augmenter la
sensation de grandeur en faisant une base tres grande (21m) et un sommet plus
etroit (13m), ce qui accentue cette vision d escalier qui n en finit pas. L
allusion au landeau fait reference a une des plus grandes scenes du cinema
mondial (le Cuirasse Potemkine, 1925, d'Eisenstein), dans lequel un landeau
degringole les marches en pleine fusillade entre les troupes du Tsar et les
marins revoltes. Cette scene a d'ailleurs ete reprise dans les incorrruptibles
de Costa Gavras. Voila pour la parenthese culturelle !
Pour les Petits Baulois : Victor, non notre dos ne va pas mieux, on a
toujours aussi mal aux reins et aux epaules, donc pour ne pas avoir mal comme
nous, demande a ton maitre Antoine de porter ton cartable depuis l'entree de la
cour jusqu a ta place en classe.
Jade, on rentrera a la maison en avion, non pas qu'on n'aurait pas voulu
revenir en autruche ou en scaphandre, mais notre dos n'aurait pas ete d'accord
et il nous faut vite rentrer ensuite parce que nous aussi on a classe.
Camille et Amandine, non Geraldine n a pas perdu son sourire pour aborder les
autochtones, meme si des fois on peut le confondre avec le rictus de douleur
qu'elle arbore les trois quarts du temps, a cause de sa colonne
verteb-Rhaaaaaaaaah-le.... La preuve en image, avec un policier ukrainien qui a
pourtant essaye de nous dissuader de continuer notre periple en nous racontant
toutes sortes d'histoires sur le Kazakhstan

Mais ou est donc le policier ?
Florian, merci pour tes petits mots, envoie le bonjour aux 6emes Capitaines et
aux 5emes Tourterelles. MELITOPOL-MARIUPOL-TAGANROG : BONS BAISERS DE RUSSIE ! Fri, 30 May 2008 16:50:00 +0200
AU FIL DES RENCONTRES...... On continue d avancer.
Tout d abord (merci Remdo), vous savez donc que nous avons quitte Odessa
avant hier pour partir plein Est, direction la Russie ( que l on devrait
normalement atteindre apres demain, mais a chaque jour suffit sa peine,
vraiment).
Nous sommes donc actuellement a Melitopol, une ville assez moche, comme
celle dans laquelle nous etions hier d ailleurs. Notre trajet (Odessa Mikolaev
Nova Khakovka) nous rapproche de plus en plus des cliches ex-sovietiques, en
particulier au niveau de l hebergement propose dans les "etablissements d etat"
de vieux immeubles gris aux murs lepreux et a la guichetiere habillee a la
dernier mode KGB. Triste a mourir. Chaque fois on se dit "on trouvera quelque
chose de moins triste demain" et chaque fois c est aussi glauque que la
veille.
Ceci dit, nous devons avouer que le beau temps et les rencontres faites au fil
des jours sont toujours aussi inattendues et chaleureuses. Hier, alors que nous
etions dans une aire de bord de route en train d attendre que la recharge de
nos scoolers se temine, quelle ne fut pas notre surprise d entendre parler un
jeune en francais. Presentations faites, ce dernier etait avec 3 autres
compatriotes et une interprete ukrainienne, et travaillaient a la contruction d
une unite de production de Danone, mort de rire. Et comme le hasard fait bien
les choses, et que c etait l anniversaire de l un deux, nous avons ete
cordialement invites a nous joindre a eux pour boire un petit cognac ukrainien
( de fort bonne tenue ma foi.)

Sur la Route de la Soif, avec un jeune fana de boite, Francisco,
Jean-Michel-avec-un-an-de-plus, et Olga. Notez mon air joyeux, preuve qu avec
un petit coup, les os deviennent plus mous.
Cote route, il faut rendre a Cesar ce qui est a Rosalie et preciser qu elles
ne sont finalement pas pire qu en Roumanie, quoique (sauf peut etre en ville),
et les Ukrainiens sont bien plus respectueux des usagers. Il est vrai aussi que
le trafic est bien moins dense, et donc le stress lie a la circulation s est
attenue. Il est d ailleurs assez frequent qu on puisse rouler plus de 5 mn sans
croiser de vehicule ou sans se faire doubler ( et pour les reveurs, non ce n
est pas parce qu on va vite). Aujourd hui, nous avons fait 50km sans voir une
seule maison... A perte de vue, des champs de ble, c est tout. Glups, il faut
pas se louper pour effectuer la recharge du jour !

Rencontre avec un Cosaque, mais celui la n etait pas tres
bavard Du coup, ( et paradoxalement) les stations essence sont
nos cibles favorites, pour plusieurs raisons : elles sont sur le bord de
la route ( tiens tiens), les pompistes sont morts de rire quand on leur
explique ce qu on fait et l accueil est toujours sympa d autant plus que tous
les gens qui viennent se ravitailler en essence viennent nous faire un brin de
causette, la plupart prend dailleurs les scoolers en photo sur leurs
portables.
On se presse on est en train de ce faire virer par une autre demoiselle
Kremlin, Juste une derniere photo pour rassurer le patron de Alel quant a la
garde de ses engins la nuit : c est devenu une question militaire par ici
!

AU FIL DES RENCONTRES... Mon, 26 May 2008 12:16:00 +0200
ODESSA, ATTENTE, SCOOP...Ben oui, on attend toujours ces visas russes... no comment.
Notre arrivee a Odessa fut donc marquee par une rencontre pour le moins
inattendue : alors qu on allait enfin rejoindre nos penates, (apres etre
alles boire une vodka, juste pour le principe), nous tombons sur un groupe de
francais, tout heureux de parler la langue de Moliere loin de notre patrie...
Mort de rire, presentations faites, c est l equipe de tournage de "Tranporteur
3" qui vient faire quelques sequences a Odessa ! Vous le comprendrez donc,
pour ceux qui iront voir le film, notre semillant Jason Statham devra convoyer
une charmante demoiselle ukrainienne (ce qui n est pas complique a trouver
ici...) de Marseille a Odessa. On a bien plus d autres details, mais nous ne
les divulguerons qu au plus offrant (on a besoin de beaucoup d argent pour ces
visas russes). Toute l equipe etait sideree par notre aventure, et le chef deco
aurait meme aime nous proposer un passage avec nos scoolers dans le film, s ils
en avaient eu le temps ! Enorme... Helas, la derniere scene de cascade
venait d etre tournee. Nous passons a cote de la gloire a cause de ce
grmblblmbl de bac fantome qui nous a fait faire ce grmblmbl de detour entre la
Roumanie et l Ukraine...
Quelques photos de la ville :

Bienvenue a Odessa, glups...

L eglise ????????????????? (Panteleymonivsky), sympas les claviers
du coin au passage...

Le fameux escalier Potemkine, pas de landeau a l
horizon...


Petit apercu de l architecture neo classique

L Opera

Geraldine et Pouchkine en pleine conversation
Et puis il y a bien sur le marche du coin...

Une Ninja en mission secrete
vraisemblablement...

Quoi !? Il est pas frais mon poisson ?!
Bref, c est une ville vraiment sympa ! Il y aurait encore pas mal a faire
dans le coin, mais on espere renfourcher nos engins au plus vite, direction la
Russie (quand on aura nos visas...Re-no comment).
ODESSA, ATTENTE, SCOOP... Fri, 23 May 2008 17:50:00 +0200
PARIS-ODESSA, PREMIERE TRAVERSEE TRANS-EUROPEENNE EN VEHICULE ELECTRIQUE

France-Ukraine : le jeu des 7 differences
(PARIS-ODESSA, FIRST TRANS-EUROPEAN CROSSING ON HOMOLOGATED ALL-ELECTRIC
VEHICLE)
Quoi ?! On peut bien se la jouer un peu non ? En plus, c est vrai...
Avec ce troncon derriere nous, et a la demande d internautes specialises dans
les vehicules elctriques, nous nous devons de dresser un premier bilan un peu
technique...
- 4.000 kilometres parcourus, 8 pays traverses, les Vosges, les Alpes (altitude
max. 785m.), et les Carpathes surmontees. Comme l a stipule Remdo, nous avons
les bons chevaux pour effectuer ce type de voyage.
L etape la plus longue sans recharge a ete de 145 km au compteur, et la plus
grande distance parcoure en un jour a ete de 250km. A ceci il faut rajouter que
nos engins supportent une masse comprise entre 90 et 100kg (non ce ne sont pas
les emplettes faites en voyage, ni nos poids respectifs, mais les outils,
chargeurs et autres pieces de rechange). A ce sujet, nous sommes vraiment
sideres par les chocs endures par les amortiseurs de ces engins, qui sont
sollicites bien au dela de ce qu ils sont censes encaisser. Meme le scooler de
Geraldine, plus taille pour la ville (garde au sol plus basse) a demontre une
etonnante resistance a tous les terrains rencontres.
- Cote image, il n y a pas a dire, les engins et le projet font l unanimite.
On vient nous voir spontanement pour nous demander des renseignements, certains
parlent meme de se mettre a l electrique des qu il le pourront, le premier
critere etant bien sur le cout energetique ( l impact ecologique, lui, reste
tres secondaire).
D ores et deja, preuve est donc faite que des engins electriques, meme de
tres faible gabarit, peuvent parcourir de grandes distances sur tout type de
terrain, et que meme des beotiens en la matiere ( ce qui est notre cas) peuvent
utiliser ce mode de transport de maniere fiable.
Pour ce qui est des nouvelles, nous sommes arrives hier soir a Odessa, cette
ville fera l objet d un billet a part bien sur, d autant plus qu on se prepare
a une longue attente pour avoir nos visas russe et kazakhe...
Au fait, pour la photo de l Ukraine, c est bien la statue de Lenine, tronant
devant la Mairie d Izmail. PARIS-ODESSA, PREMIERE TRAVERSEE TRANS-EUROPEENNE EN VEHICULE ELECTRIQUE Wed, 21 May 2008 20:29:00 +0200
ON GARDE SON CALME... Et j avoue que personnellement j ai parfois du mal a le garder. Dernier
petit couac en date, un simple petit detour de...200 (deux cents) kilometres
pour rejoindre une ville qu on pouvait voir de l autre cote du Danube. Glups.
On arrive confiants a Tulcea, avec le naif espoir de trouver un bac pour
traverser les quelques kilometres qui nous separent d Ismael, en Ukraine. Le
hic, c est que c est en Ukraine justement, et la on voit que ce n est plus un
pays europeen. Comme en plus les deux pays n ont pas l air d entretenir des
relations a se taper dans le dos, les autorites du coin nous indiquent juste le
detour a faire. J y crois pas ! je cherche un autre moyen de tracerser
(sauf a la nage, les scoolers n ont pas pied), et on finit par degotter un
pecheur qui nous propose la passe (...) a 350 euros,"formalites ukrainiennes
comprises". Ca finit de me refroidir, et resignes, on debute le mega detour de
100km a l ouest avant de se retaper la meme distance en sens inverse...
Evidemment comme c etait pas prevu, on tombe en rade, et ou ca ?
Hein ? Hein ? Nulle part bien sur. La premiere maison qu on voit, on
s arrete, Geraldine palabre, et se fait vite une nouvelle copine...

(Geraldine, c est celle de droite)
Et moi un nouveau copain...

Sur la Route de la Soif...
Notre derniere nuit en Roumanie fut donc, disons, typiquement roumaine.,,
Aujourd hui, deux frontieres ! Celle de la Moldavie, que du coup on a
traversee de part en part par le sud, et celle de l Ukraine, ou nous sommes
enfin arrives. Pour la Moldavie, cest exactement comme vous l imaginez ( d
autant plus qu un douanier roumain nous avait mis la puce a l oreille en nous
souhaitant bonne chance dans ce pays) ; ambiance KGB au poste-frontiere,
on se fait tout petit quand un militaire (que dis-je ? ils sont tous en
uniforme) se dirige vers nous (de toute facon on etait tout seuls, personne ne
va en Moldavie) en nous disant de ne pas prendre de photo, glups. Une femme
sort du bureau, fait le tour des scoolers dans un silence que seul le
croassement de quelques corbeaux perches sur un mega projecteur vient troubler
(j adore cette ambiance, en plus il fait froid et gris). "Plakette ?' Mince c
est vrai qu on na pas de plaque mineralogique... "PLakette?!" "Et bien figurez
vous qu en France, si les engins ont plus de 4ans,..." La femme nous fait signe
de faire demi-tour, direction la Roumanie avec la meme attitude que
mademoiselle Bardel, ma prof de math de 5eme, quand j avais rate mon exercice
au tableau. On essaie de palabrer, mais ce n est pas le style de la maison. Un
homme (aaaaaaaaaaaaaaaaaaah) finit par venir nous voir et apres moultes
discussions, madame Kremlin se retourne vers nous et nous fait signe de passer.
On ne se le fait pas dire deux fois, mais Geraldine a trouve tout de meme
amusant de coincer sa roue dans un des rails du poste-frontiere et bloquer un
camion militaire qui nous suivait... Dommage qu on n aie pu filmer la scene,
Pour couronner le tout on a passe la frontiere poursuivis par une horde de
chiens galeux dont l un a tout de meme reussi a m attrapper le pantalon,
punaise... N allez jamais en Moldavie par voie terrestre !
Et puis enfin, l Ukraine... Et l alphabet cyrillique...

Glups
Selon les Roumains, "la Roumanie a de bonnes routes, l Ukraine a de mauvaises
routes, et la Russie n a pas de routes du tout". On savait donc a quoi s
attendre. Mais quand meme... Apres Beyrouth, on a eu un apercu de Bagdad
aujourd hui : les rues ( euh quelles rues?) de certaines villes se
resument plutot a des passages de terre avec quelques plaques de bitume
crevasse par ci par la... Notre vitesse moyenne n a pas depasse 25 a 30km/h
aujourd hui. Ceci dit, malgre notre apprehension de quitter le giron europeen,
nous avons ete vraiment agreablement surpris de l accueil qui nous a encore ete
fait, comme a chaque fois. Notre periple fait sensation, et alors que nous n
avions pas eu l occasion de changer de l argent (mais ou sont les
banques ? Comme le reste du tissu economique d ailleurs), on se retrouve
en bord de route dans une epicerie de depannage, ou les responsables nous
proposent non seulement de recharger les scoolers, mais nous offrent
gracieusement un cafe et une barre chocolatee... Comme a l accoutumee, les
habitues du coin accourent vite, a bicyclette, a pied ou en scooter polluant
pour voir nos engins sortis de San Ku Kai. En tout cas. on peut vous dire que
la cause electrique est entendue !

On est repartis, toujours pas vite, mais on doit rajouter que nous avons note
une nette amelioration dans le comportement routier, ce qui nous a permis de ne
plus nous concentrer que sur l etat de la route (encore que), mais aussi sur
les paysages du Delta du Danube, plus grande region humide d Europe.


Au pays des moustiques geants... On peut d ailleurs en voir un gros
sur le premier cliche
A bientot pour de nouvelles aventures, vraisemblablement a Odessa ! ON GARDE SON CALME Mon, 19 May 2008 18:30:00 +0200
CONSTANTA

De'ie'e nous, la Me'e Noi'e !
On tenait absolument a faire un billet sur cette escale au bord de la Mer
Noire, a la veille de notre depart pour Odessa. Il faut dire que l accueil que
nous y avons recu a ete des plus adorables, particulierement grace au concours
de l Alliance Francaise qui s est occupee de tout sur place, tant au niveau de
l hebergement que pour les recharges des vehicules. Nicoletta, notre
interlocutrice privilegiee sur place, a ete vraiment incroyable.

Premiere surprise : Le tableau de nos aventures dans le hall d entree de l
Alliance Francaise, afin que tous les eleves puissent suivre l avancee de la
Croisiere Verte au jour le jour !

Nous avons aussi eu droit au tour de la ville en compagnie d eleves du lycee
bilingue... Au vu de la photo ci-dessous, j en connais plus d un qui va vouloir
apprendre le roumain...

Le Casino style Belle Epoque situe dans la Vieille Ville. Au 1er
plan, G-Charlie et ses droles de dames
Le Casino est en fait en pleine restauration, mais nous avons eu la chance de
pouvoir nous introduire a l interieur, avec le concours du gardien. Vraiment
splendide (l interieur, pas le gardien)

Detail d une porte en verre au premier etage
Bien sur, petit passage pour exposer notre projet (qui est suivi la-bas aussi)
au lycee bilingue de Constanta, avec une equipe de profs et d eleves vraiment
sympas.

Je rappelle que le nombre d inscriptions pour apprendre le roumain
est limite
Nous avons egalement eu droit a un un repas traditionnel chez Nicoletta et sa
maman, dont nos papilles se souviennent avec emotion... Tout d abord la
preparation de la "placinta cu branza", sorte de gateau sale au fromage et aux
herbes...

...Sur la table, des "mici", ainsi que la "mamaliguta" (sorte d epaisse
polenta), servie avec la "Ciorba", soupe a base de Borsch, de nouilles, et du
coq tue la veille pour l occasion (Aaaaaaaah il avait bonne mine le symbole de
la France).

Clin d oeil a notre quete sur la Route de la Soif, avec ce proverbe
roumain : "Si le Danube etait fait de vin, il y aurait une riviere en
moins"...

12eme verre de vin echange avec Catinca... Remarquez mon regard
vitreux, mais aussi mon autre main tenant encore gaillardement un petit verre
de "Tzuica" (eau de vie distillee maison). Pour le nombre de verres,
excusez-moi, je ne me rappelle plus tres bien...
CONSTANTA Sat, 17 May 2008 20:04:00 +0200
LA MER NOIREHahaha, oui on est encore vivants ! Toujours plein de peripeties, mais
on continue a avancer et on est arrives sur les bords de la Mer Noire, a
Constanta exactement. Cette ville, et l accueil tout particulier que nous y
avons recu, fera l objet du prochain billet. Pour l heure, reprenons les choses
ou on les avait laissees : nous avons donc repris la route, direction
Bucarest d abord, avec toujours ce doute sur les recharges des engins. Il est
vrai que ces derniers sont sollicites au dela de tout ce que l Euro N-Cap
pourrait leur faire subir.
Nous savons que pas mal de passionnes de vehicules electriques suivent l
evolution du voyage, voila donc une journee type de ce que nous vivons depuis 3
semaines :
Lever 6h30, dans une lit plus ou moins dur selon le type de pension qu on a
pu trouver la veille. Ouille le dos, direction les engins pour les debrancher
et les rebrancher afin de leur donner un autre coup de charge... Preparatifs de
depart, souvent pas de petit dejeuner, ou alors biscuits secs achetes la veille
sur le bord de la route. Reverification de l itineraire, questions sur d
eventuels itineraires de delestage selon qu on peut rencontrer des troncons
interdits aux deux roues ou aux vehicules trop lents. Glups.
8h : depart, trajet de 3 a 4 heures pour une moyenne de 120km compteur,
deviations et plantages de route compris. Grmblmblmbl. Apres quoi il faut
chercher un point de recharge : serrage de fesses, on economise
inconsciemment les derniers km, au cas ou... Dernierement, nos points de
recharge favoris etaient les stations essence plantees au milieu de nulle part,
ou bien les points de vente de depannage a l entree des villages.

Point de recharge typique. Noter les differents types de locomotion
a l arriere plan.
Notre mode d attaque est desormais rode : Geraldine s y colle generalement
et dit -nous avons un probleme, nous sommes en panne, nos engins sont
electriques et on a juste besoin d une prise, ca ne prend pas beaucoup d
energie ( meme en francais les gens percutent )- Accueil adorable garanti a
chaque fois ! On a toujours un petit doute sur la capacite des prises
proposees, mais pour l instant tout va bien d autant plus que les prises sont
pour le moment les memes qu en France. Le temps d attente est donc de 3h30
environ... Ca peut etre sympa si c est dans une ville classee Patrimopine de l
Humanite, mais la plupart du temps c est a 73km de tout village de plus de 17
habitants, et on prefere rester a cote des Scoolers pour verifier le bon
deroulement de la charge.... Ceci dit, on peut faire de geniales rencontres (
il faut dire que nos engins et notre accoutrement font un effet Star Trek
garanti).

Captain Spock au milieu de petits terriens tres
curieux
Nouveau depart vers 15h30/16h, pour un trajet d environ 80/100km compteur,
toujours en incluant plantages de route et autres deviations a la gomme. Vers
18h, on recherche (avec angoisse car il ne faut pas tomber en rade) un point de
chute pour faire dodo : chez l habitant, pension... Dans tous les cas de
figure, il nous faut trouver bien sur un point de recharge, a l abri (au cas ou
il pleuvrait) pour les engins... On branche les scoolers, petit tour des deux
roues... Quand on s y prend bien, on est pose vers 20h... Quand on s y prend
mal , ca peut etre 23h30...
Le probleme recurrent que nous rencontrons, outre les points de recharge ( mais
encore une fois, jusqu ici, ca a toujours ete jouable), c est l etat des
routes. Il faut bien garder en tete que n ayant que deux roues, et de par notre
vitesse, nous sommes condamnes a rouler sur le bas cote de la route. Vu l etat
du reseau secondaire de la Roumanie, je serais trente d avancer une etymologie
de ce mot (bas-route) qui plus tard a du donner Beyrouth, jugez plutot...

Non ce n est pas un champ de tir, c est la route 3B qui mene de
Fetesti a Constanta, la deuxieme ville de Roumanie
Et ne pensez pas que c est mieux en ville...


Pieges non signales, vive les Ponts et
Chaussees
Mort de rire... Vous avez deja vu des cameleons en train de faire du ski en
marteau piqueur ? Et bien c est nous : trepidations perpetuelles sur
les engins , slaloms entre les trous beants, un oeil devant pour la route et un
oeil sur le cote pour verifier alentours, et bien sur on est toujours verts
avec la circulation...
On vous passera nos galeres aux alentours de Bucarest ( cette ville n a pas d
itineraire de contournement, toutes les routes menent a la capitale, et en plus
on est tombe un jour de greve de camionneurs... C est la qu on s est couche a
23h30). Et puis il reste aussi quelques abberrations routieres, du style de
celle que nous avons rencontree lors de notre arrivee sur Constanta. A 80km de
la ville, la nationale rejoint l Autoroute du Soleil, pour traverser sur un
seul pont un des bras du Danube... Tout le monde se retrouve donc sur l
autoute, nous y compris. Rebelote avec les policiers roumains, pas tres
cooperatifs cette fois-ci. Le conducteur de la Logan (et oui on est loin de l
Audi R8 allemande), un sosie de David Douillet, nous fait rapidement conprendre
qu il faut degager. Dans sa magnanimite, il nous donne quand meme l itineraire
a suivre pour rejoindre Constanta sans passer par le pont de l Autoroute en
nous proposant le pont le plus proche, a... 65km de la ! Un peit detour de
90km ce jour la, pour les beaux yeux du judoka en uniforme...
Un grand merci a tous ceux qui suivent ce periple et qui nous soutiennent
tout au long du voyage, vos messages font chaud au coeur!... LA MER NOIRE Mon, 12 May 2008 20:49:00 +0200
LA CROISIERE VERTE PARIS-PETRIN...Aujourd hui (comme hier et avant-hier) on n a pas tres envie de
rigoler...
Par ou commencer?
On peut dire qu actuellement on revoit nos ambitions de maniere plus realiste.
Pekin semble bien loin, a chaque jour, chaque instant, suffit sa galere.
Avant-hier c est un bug du chargeur rapide qui nous a preoccupes. On dirait pas
comme ca mais si on n arrive pas a recharger le midi on se retrouve coinces la
ou on se trouve (et c est souvent au milieu de nulle part: resto route,
atelier, station-service...). Et c est aussi la fin du voyage. D ou notre
desarroi quand on a constate le probleme... Notre demi-charge nous a quand meme
permis d atteindre de justesse la ville suivante. Ouf.
Hier matin, alors qu on se demandait toujours si on allait pouvoir faire notre
charge rapide a midi (3 heures de temps contre 10 heures la nuit), l etat
calamiteux des routes a eu raison de certaines attaches de la carosserie du
scooler de Geraldine avec pour effet direct de ne plus pouvoir ouvrir son
coffre dans lequel se trouve sa batterie d appoint. Tout ca bien evidemment en
pleine nature.

Petit apercu de la pleine nature
Et ou se trouve la boite a outils?
a) dans le coffre de Xavier
b) dans le coffre de Geraldine
c) dans le chapeau de Gerard Majax qui justement passait par la
Reponse b) et c est mon dernier mot Jean-Pierre.
3/4 d heure a demonter des feux arrieres pour acceder au systeme de la serrure
et faire sauter le ressort avec un bout de bois taille au canif. (Mac Gyver est
mon heros.) Premiers pleurs de frustration de Geraldine...

Reparation de fortune de la carrosserie
Nettement moins rigolo l apres-midi. Vous vous souvenez des camions roumains et
de notre angoisse constante a leur passage? Ce qu on redoutait s est finalement
passe. En doublant de trop pres Geraldine, l appel d air l a fait chuter dans
un fosse betonne. Heureusement plus de peur que de mal. On notera que personne
ne s est arrete (meme pas moi qui etais 100 metres devant). Je ne sais toujours
pas comment elle a fait pour extirper a elle seule cette masse de 150 kg...
Nouveaux pleurs d angoisse sous le choc. Petite consolation de la journee, le
chargeur rapide refonctionne normalement. Le soir on est alle bruler un cierge
dans le monastere peint de Cozia, mais apparemment on connait mal les rites de
la religion orthodoxe...

Monastere peint de Cozia datant de 1386

Detail de la porte
Ce matin, on s est leves plus confiants et sereins pensant avoir deja expie nos
peches hebdomadaires. Mais au bout de seulement 30 km la batterie de Geraldine
est completement dechargee. Glups. Elle branche sa batterie d appoint sans
probleme (rappelez-vous elle se trouve dans le coffre qui n a plus de serrure).
Cela nous permet d atteindre le garage le plus proche. Et la les surprises
commencent.
Suspectant un manque d eau dans les batteries (ce qui etait le cas) on se met a
les remplir. Stupefaction: l eau s ecoule par terre car il y a une breche dans
le systeme d approvisionnement. Reglups. Heureusement on suscite la curiosite
mais aussi la pitie des mecanos qui nous viennent en aide: colle super forte et
mastic de pare-brise ont fini par colmater la breche.

Nous rechargeons. Vers 15h nous sommes prets a repartir esperant que le
probleme venait bien de la.
Geraldine passe devant la haie d honneur des mecanos, c est a mon tour, je
demarre... pas. Une sueur soudaine envahit mon casque. Geraldine devine tout de
suite, je la vois s affaisser de desespoir (et ce n est pas sous le poids de
son sac, que je porte desormais, car son dos la fait trop souffrir). Nouveau
demontage. Un electro-mecanicien finit par trouver la cause (contacteurs
oxydes).

On repart vannes. Il est 17 heures. On etait arrives dans ce garage a 10h30 ce
matin!
Ce soir on prend la mesure du defi. On ne se projette plus sur l objectif final
mais on vit desormais au moment present, toujours obnubiles par l etat de
fonctionnement de nos engins.
On repart demain sans savoir si le probleme du scooler de Geraldine est resolu.
Rereglups. Un point positif: toutes ces galeres nous permettent de decouvrir l
incroyable devouement et la gentillesse des gens que nous rencontrons: vivement
la prochaine galere! LA CROISIERE VERTE PARIS-PETRIN... Sat, 10 May 2008 20:03:00 +0200
AU PAYS DE DRACULAAAAAASivat la Hongrie...

Et Bunaziua la Roumanie (euh c est du phonetique).

Pas mecontents d avoir laisse derriere nous les routes du reseau secondaire
hongrois, qu on pourrait comparer a de la laterite bitumee... A notre vitesse
(45/50kmh), le probleme est que nous allons trop lentement pour absorber le
choc perpetuel de la tole ondulee qui sert de route, et deja trop vite pour
eviter a temps les trous et autres nids de poule ( en Hongrie on pourrait dire
des nids d autruche). En consequence, on regarde beaucoup moins alentours et
notre vue se limite souvent aux 10m qui nous precedent. Ceci dit, nous prenons
toujours autant de plaisir a decouvrir les petites villes colorees, au charme
un rien suranne, et nous redoublons de ruse pour recharger nos engins a
midi...

Recharge sauvage dans un parc municipal en
Hongrie
Il faut avouer que nous avons rencontre un franc succes avec nos scoolers qui
filent dans un sifflement a la Cosmos 1999 et nos sacs avec les roues de
secours accrochees derriere le dos ( euh quel dos ? Depuis que la route
joue aux osselets avec nos vertebres, on a le look de Mr Burns des Simpsons
quand on descend des engins). Certains nous abordent avec des questions
techniques, d autres nous demandent le pourquoi de cette aventure, et tous nous
disent qu on est cingles, ce que je prends personnellement pour un
compliment...
La Roumanie quant a elle s annonce differente de ce que nous avons connu jusqu
a present. L ambiance est plus latine et le comportement routier va de pair...
On a les fesses qui font mal a force de les serrer a chaque fois que quelqu un
nous double ( en l occurence, tout le monde, sauf les charettes et les
tracteurs que l on rencontre regulierement), et on vit le grossissement des
camions dans les retros comme de veritables missiles alors qu on continue a
gerer nos 10m de nids de poule en avant... La RN4 ? Du Flamby sur un lit
de groseilles a cote.
Ceci dit, on est toujours sous le charme des scenes de vies rurales (coupeurs a
la faux, meules de foin, chevaux de bat...) au fur et a mesure de notre
progression dans les Carpathes.

Eglise peinte, remarquez une nonne au premier
plan
On vous laisse, on va acheter de l ail, quelques pieux et des crucifix en
prevision... AU PAYS DE DRACULAAAAAA Wed, 07 May 2008 22:01:00 +0200
LE SCOOLER HANTE(Raaaaaaah ces claviers hongrois) Nous voila enfin repartis sur les routes d
Europe centrale, apres quelques moments assez galeres concernant un mysterieux
probleme electrique sur le scooler orange... En fait pour ne rien cacher, on
trainait ces soucis depuis le depart (changements de tension intempestifs),
auxquels se sont rajoutes des soucis au niveau du relai 12v (ouah le
technicos).
Afin de mettre toutes les chances de notre cote, on avait donc opte pour une
escale technique a Vienne, celle de Ulm n ayant rien donne de satisfaisant ( et
oui on ne raconte pas tout). Pendant 5 jours, grace aux membres de Eurosolar (
association promouvant les transports electriques), on s est balade d une
maison a un atelier prive, en passant par les locaux de la fac de Techno...
Tout y est passe, je ne savais qu un engin si compact pouvait renfermer autant
de pieces...

Konrad et son apprenti aux deux mains gauches.
On avoue que, le temps passant et les solutions s amenuisant, on a eu peur de
voir le projet compromis...
C est finalement hier soir, tard dans la nuit et dans les bureaux de Sacha
(Dieu existe, nous l avons vu, il est serbe et il fait 2m) a la fac, que tous
les problemes semblent avoir ete regles...

Le Dieu Sacha et Bernado Soubirou
On a donc pu reprendre la route, ce qui nest pas plus mal car cote
financier, Vienne et largement plus cher que les villes alentours, et comme
Geraldine a trouve amusant de perdre sa carte bleue, on se retrouve avec des
retraits limites... Et pour continuer dans les nouvelles rigolottes, son
appareil photo vient de nous lacher...Glups, je vais essayer de la semer demain
afin de ne pas me prendre un meteorite sur la figure ou etre course par un
troupeau de canards en rut.
Aujourd hui, malgre un depart tardif, on a fait fissa et apres avoir
traverse un petit morceau de Slovaquie...

Ooooooh un Bratislava boy (pari gagne pour Celine)
...nous voici donc en Hongrie, a Mosonmagyarovar (authentique).

Dans notre longue quete sur la Route de la Soif, nous ne pouvons resister au
plaisir de vous montrer combien nous travaillons dur, preuve en est cette
emouvante rencontre avec ce semillant tenancier de bar aux nombreux records
mondiaux de moustache (1,70m d envergure ) !
 LE SCOOLER HANTE Sun, 04 May 2008 14:37:00 +0200
VIENNENon ce n est pas de notre faute...On se retrouve avec un petit probleme
technique sur un des deux Scoolers. Et comme cest un long week-end (1er mai
oblige), nous voila bloques a Vienne pour quelques jours (notez qu il vaut
mieux que ce soit ici qu a Mulhouse). Profitons-en pour repondre aux questions
des eleves de certaines ecoles qui suivent l aventure assiduement :
Le terme de Scooler a ete invente par Gilles Grosjean (le concepteur) afin
de demarquer ses machines , propulsees a l electricite ( scooLer) des engins
conventionnels, dits thermiques (scooTer).
Cote position, meme si le Scooler est plus haut, nous avons tout de meme
adopte la fameuse posture du "foetus coince dans l oeuf", qui nous donne un
look a la Kevin-qui-se-la-pete-en-rentrant-du-college. C est pas tres James
Bond, mais ca repose le dos...
Pour ce qui est de la motivation d un tel voyage, il faut se reporter aux
premiers billets de ce blog. Ajoutons juste qu a l instar de mes precedentes
aventures, le denominateur commun a toujours ete de pouvoir se deplacer avec
des moyens de transport non polluants ( a cheval, a pied, en radeau...). A ce
sujet, s il y en a qui sont interesses par le tour de l Australie en
autruche...
Pour ce qui est d arriver pour les J.O., on espere partir de Pekin juste
avant, ceci conditionnera vraisemblablement notre entree sur le terrtoire
chinois ( les visas pour cette periode sont desormais tres difficiles a
obtenir, pour un tas de raisons evidentes...).
Petites photos culturelles :

La KarlsKirche.

Le fameux Bretzel national (je parle de la nourriture, pas de Geraldine): On
comprend meux pourquoi Georges Bush a failli s etouffer avec l un d
eux...

Le fameux chateau de Schönbrunn, dans les jardins duquel se trouve un grand
zoo. Un animal semble d ailleurs s etre echappe. VIENNE Fri, 02 May 2008 17:30:00 +0200
ASPECTS PRATIQUESOooooooooooooooh un autre point internet ! On en profite pour repondre
aux attentes des pros du vehicule electrique qui sont bien tristes de n avoir
plus de details sur les lieux de recharge...
Effectivement, on a un chargeur rapide (et lourd) qui nous permet de recharger
entre midi et deux afin de continuer notre route l apres midi

Branchement du chargeur rapide et lourd...
Le temps de recharge rapide est de 3 heures. Pour les points de recharge, ils
sont ecclectiques . mairies (mais les secretaires de l accueil peuvent etre
difficiles a persuader : "Aaaah c est pour le jeu televise ? Pekin
Express ? Ouh mais je suis toute decoiffee... Hein, des scooters ?
Mecekoacetistoire ?")
Il y a aussi les bars et les restos (ca marche bien mais du coup qu est ce qu
on boit comme cafe et comme biere), et meme les stations de lavage ( et oui il
y a generalement une prise pres de l endroit ou on met les pieces, mais il faut
se preparer a squatter l endroit pendant 3 heures...).
On peut aussi trouver des endroits bien plus odorants au pied des
immeubles...

Exemple d endroit bien plus odorant.
En ce qui concerne la logistique publique pour recharger les vehicules
electriques, il est clair que la France est en retard par rapport a ses voisins
de lest... On a en effet pu trouver des lieux de recharge devant des mairies,
et meme devant des hotels...

Allez on ne resiste pas a l envie de vous montrer une photo de notre plus belle
etape, le long du Danubeuh Bleuh (en Autriche), pompom, pompom...
Tagada tsoin tsoin ASPECTS PRATIQUES Fri, 02 May 2008 12:54:00 +0200
...LA POLICE ALLEMANDE EST SYMPA......Puis cest la Pafiere afec ses pierres plontes telicieusses, ses großes
forets noires et ses cholis chateaux...
 
Cependant, il est est a souligner qu a l image de la France et comme tous les
pays europeens semble-t-il, le reseau routier n est fait que pour les voitures
ou autres bolides roulant a plus de 90 kmh: Avec nos 50kmh max, nous tenons
donc plus du velo que du ZZR1400, et notre principal souci est d eviter les
gros axes aurotoutiers. Nous avons bien tente un coup en empruntant un voie
rapide sur quelques km aux alentours de Munich, mais la sanction ne s est pas
faite attendre . Deux minutes plus tard, une superbe Audi R8 ralentissait
devant nous, sur le bas-cote. Fichtre me dis-je, surement un brave touriste en
quete d exotisme et voulant nous poser quelques questions... Nous avons fait
moins les fiers quand les gyrophares incrustes dans la lunette arriere se sont
allumes. Glups. Palabres en germanogestes, Starsky et Hutch sont sideres par
notre histoire et decident au final de nous escorter jusqu a la station service
suivante... Je peux vous assurer que deux scooters suivis d une Audi R8 avec
les gyrophares a la tombee de la nuit, c est du plus bel effet (quand je pense
que nos flics se baladent en 306 break...). Gentils comme tout, et moyennant
deux autographes, ils communiquent notre signalement au poste central ( et oui,
nous n avons pas d immatriculation...) afin qu on ne soit plus controles sur le
sol allemand. Trop fort ces CHIPS en Audi.

Les amis de Derrick
...LA POLICE ALLEMANDE EST SYMPA
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